LE MENU DU JOUR
— Energy 40 : notre classement des 40 personnalités les plus influentes en 2026 (supply : nous-mêmes).
— Des allées du parc Jourdan à la soirée POLITICO, all eyes on PLF.
— Que faire, qui voir et quoi entendre dans et en dehors du parc aujourd’hui.
DEUXIÈME ROUND. Votre infolettre vous espère bien remis de cette première journée aixoise et des moult soirées qui l’ont clôturée. Celles et ceux qui n’ont pas le plaisir d’avoir pris leur billet peuvent se consoler en écoutant les cigales et mes collègues Jason Wiels et Paul de Villepin au micro d’Anthony Lattier, hôte du Playbook Paris Podcast. Et plonger sans plus attendre dans le programme du jour pour entretenir leur Fomo.
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes vendredi 3 juillet.

POWER 40
DERNIER MILLÉSIME. Pas besoin d’être élu pour avoir du pouvoir ! La preuve avec le cru 2026 de notre classement Energy 40, que nous sommes tout émoustillés de vous dévoiler ce matin. Energy 40, c’est notre liste maison des 40 noms qui font bouger les lignes en coulisses, tant dans la fabrique de la loi que dans l’artwork subtil de peser sur l’ordre du jour. Voire, pour certains d’entre eux, d’influer sur des échéances électorales plus incertaines que jamais.
Level méthodo : pour réaliser cette sélection totalement subjective, aux profils variés, la rédaction parisienne de POLITICO a comme d’habitude débattu, raturé et fait des choix. Il faut donc lire ce classement comme une mosaïque d’influents et d’influentes réalisée au pic de l’année. Pour chacun dans leur domaine, nous avons soupesé leur poids, leur dynamique et leurs résultats. Et nous vous rendons compte, en 40 minibiographies, de leur petit ou grand pouvoir sur le débat public en général, et nos élus en particulier.
RNinfluence. Evidemment, à moins d’un an de deux élections nationales majeures, le classement a favorisé un sure nuancier, qui aurait été bien différent si, disons, une Marine Tondelier était créditée de 30% des voix dans les sondages (no offense). Vous trouverez donc quelques artisans qui œuvrent pour la victoire de l’extrême droite et/ou de son mariage avec la droite, à commencer par Vincent Bolloré, propulsé à la première place cette année. Pour celui qui rêve de restaurer la France du passé (et s’en donne les moyens), c’est son second ou jamais. Dans son sillage, on trouve François Durvye (n°9), désormais engagé à plein temps pour Jordan Bardella, et Lise Boëll (n°22), l’éditrice qui publie de Nicolas Sarkozy à (bientôt) Sarah Knafo.
Conseillers professional bono. Le classement met en avant d’autres Machiavel en herbe, qui, eux, rêvent de faire gagner la gauche ou les héritiers du macronisme. Comme le banquier Philippe Englebert (n°23), qui conseille Gabriel Attal, Charles Hufnagel (n°19), prochissime d’Edouard Philippe, et Marguerite Cazeneuve (n°39), qui se démultiplie pour faire décoller la candidature de Raphaël Glucksmann (enfin, s’il se décide).
Ils font leur entrée dans le classement… Benjamin Morel (n°11), l’omniprésent constitutionnaliste qui enchaîne les entrevues et les plateaux télé, toujours un livre sur le feu … Karine Jacquemart (n°17) de Foodwatch, pour sa capacité à faire monter les sujets dans les médias comme la pression sur la grande distribution et l’agroalimentaire … deux procureures qui ont le sens de la justice chevillée au corps : une senior Laure Beccuau (n°25) et une junior Johanna Brousse (n°26) … Gaspard G (n°32), pur produit générationnel de l’influ-journalisme, non sans résultats.
Oh, un Américain. Seul étranger du classement (il ne parle d’ailleurs même pas le français) : Charles Kushner (n°14). L’ambassadeur américain à Paris, père du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, va voler un peu de la lumière des ReAix ce soir, en organisant une celebration XXL à Paris, pour fêter les 250 ans de l’indépendance des Etats-Unis.
Roue de la fortune. Au-delà du milliardaire Bolloré, les agissements de Bernard Arnault (n°8), Rodolphe Saadé (n°10) et, dans une moindre mesure, Xavier Niel (n°31) seront observés de près, eux qui ont plus à perdre qu’à gagner d’un nouveau dirlo à l’Elysée. A signaler l’entrée de Matthieu Pigasse (n°24), mais qui est seulement multimillionnaire, et de “gauche radicale” (oui oui oui).
Parmi les autres habitués… Jean-Marc Jancovici (n°16) tient bien son rang, il faut dire que le minichoc pétrolier et la canicule lui redonnent chaque fois de l’écho … Michel-Edouard Leclerc (n°30) rechipe la place que lui a piquée Thierry Cotillard dans notre classement 2025, pour sa (grande) floor médiatique et, bientôt, un curieux livre en rayon.
Noticed sous les chapiteaux. Fort logiquement, plusieurs de nos lauréats sont présents aux Rencontres économiques. Sur les estrades, vous retrouverez Patrick Pouyanné (n°2), Catherine MacGregor (n°6), Rodolphe Saadé (n°10), Philippe Aghion (n°12), Arnaud Rousseau (n°13) et Nicolas Dufourcq (n°33). Et sur la pelouse ou en soirée, vous tomberez sur Charles Hufnagel (n°19), Grégoire Lucas (n°20) et Philippe Englebert (n°23).
A VOTÉ. Pas loin de 200 personnes en goguette étaient à la soirée POLITICO x Uber, réunies dans la cour pleine de charme de l’hôtel des Cariolis. Avant de boire une coupette, les invités ont dû voter eux-mêmes pour leur influent préféré parmi nos cinq premiers noms. Résultat du vote du public ? Arthur Mensch en 1re place, devant, dans l’ordre, Patrick Pouyanné, Vincent Bolloré, Amélie de Montchalin et Eric Trappier.
Notre prime 5. Un résultat un poil éloigné des choix de la rédac, qui a donc mis Bolloré en haut de sa liste, suivi de Pouyanné (n°2), Trappier (n°3), Mensch (n°4) et Montchalin (n°5). Il faut dire que le fondateur de Mistral AI avait déjà atteint le haut de notre édition 2025.
Noticed à la soirée. Les ministres Benjamin Haddad (Europe) et Sabrina Roubache (Formation professionnelle) … Le député EPR et ex-ministre Marc Ferracci … La députée EPR Marie Lebec … Le directeur général de Bpifrance Nicolas Dufourcq … Le Nobel d’économie Philippe Aghion … Olivier Dussopt, président du conseil d’administration d’Emeis … Edward Arkwright, DG d’Altarea … Guillaume Carrère, PDG de Doctrine … Les cofondateurs du fonds d’investissement Daphni …. Clara-Paul Zamour, fondatrice d’OPS Conseil … L’avocat et chroniqueur Charles Consigny … Anthony Aly, directeur de cupboard de Claire Thoury, nouvelle présidente du Cese … et un paquet de confrères et consœurs, qui n’organisent visiblement pas de soirée.
**Un message d’Uber : La mobilité autonome offre un potentiel considérable pour renforcer la sécurité routière et l’accès aux transports. Chez Uber, nous savons également que toute innovation technologique s’accompagne de défis sociaux qu’il faut anticiper. Nous défendons une approche responsable de l’innovation pour une mobilité plus sûre, plus accessible et mieux connectée. Lire le livre blanc.**
BUDGAIX
LECORNU Y CROÎT ENCORE. “C’est comme les soldes, c’est la saison” pour parler funds, avait teasé le matin dans Le Parisien un Premier ministre “libre de paroles” sur le PLF 2027. Rebelote en début de soirée lors de son intervention sur l’amphi 1, où un conseiller ministériel nous promettait ensuite, en bas de l’estrade, “un funds de conviction”. Tout, sauf de l’immobilisme pré-présidentielle, donc.
Il était temps, ont réagi en chœur un paquet de contributors aux ReAix. “Quelles sont ses paroles d’espoir que vous pouvez nous donner et qu’on attend tellement ?”, s’est même enflammé Philippe Aghion. “On n’attend pas grand-chose, mais il faut quand même qu’il nous dise à quelle sauce on va être mangés”, s’impatientait aussi un grand patron. “Vous avez été très attentif à l’automne, il faut aller beaucoup plus loin”, a aussi averti Eric Maumy, patron du groupe April et porte-parole du collectif Trop c’est trop, qui l’interrogeait.
Sur scène, le Premier ministre a donc prié les parlementaires de “défendre l’intérêt général et de penser avant tout à l’intérêt du pays”. En clair, “il vaut mieux un funds de compromis et des candidats qui vous diront ‘votez pour moi, on corrigera en mai’, que […] de mettre le pays complètement dans le ravin. Ce qui d’ailleurs sacrifierait la première année du quinquennat”, a menacé le chef d’un gouvernement minoritaire.
Quant aux patrons, “il faut que les élites économiques reprennent leur bâton de pèlerin”, a-t-il appelé devant un public venu en nombre. Le monde de l’entreprise a un rôle à jouer pour “essayer d’embarquer les gens et expliquer qu’on ne peut pas faire n’importe quoi avec notre outil de manufacturing”, selon Lecornu, qui a été jusqu’à parler de “bataille culturelle” perdue. “Presque mileiste”, nous pianotait un libéral planté tout près du chapiteau.
“Cette idée de bataille est intéressante. Il faut être combatif, non pas agressif. Mais je ne sais pas si j’emploierais le mot de ‘bataille culturelle’”, réagit sur le vif Maya Atig, la DG de la Fédération bancaire française.
LA SURTAXE REVIENT. Reste que la menace de la reconduite de la surtaxe sur l’impôt sur les sociétés est toujours là (pas loin de 8 milliards en 2025, itou en 2026). “Tout le monde en parle, guarantee une determine du monde patronal. Tu dis ça au peuple comme aux petits patrons, tu fais des heureux.” Plus pessimiste encore, le patron impatient précité s’attend surtout à ce que le gouvernement “coupe les coûts comme des cochons et que ça finisse mal pour tout le monde”.
“Matignon veut se nourrir de views externes”, s’est tout de même laissé dire Xavier Jaravel, à la tête du Conseil d’analyse économique, auquel Sébastien Lecornu avait demandé quelques idées avant son intervention. “Le however de guerre” de ce funds “c’est d’éviter la resolution qui consiste à ne rien faire, résume l’économiste. Il faut faire en sorte que certaines mesures soient prises pour ne pas mettre le futur président dans une place encore plus difficile.”
Tiens tiens, Sébastien Lecornu a dîné ensuite avec le même Jaravel, mais aussi Philippe Aghion et Alexandra Roulet, prof à l’Insead et ex-conseillère d’Emmanuel Macron et d’Elisabeth Borne — et fait fake bon au précité Eric Maumy, chez lequel il était attendu. Le même trio d’économistes a fait savoir dans L’Categorical, pas plus tard que la semaine dernière, “au futur président de la République” ce qu’il “devra faire en priorité”. Faites vos propres déductions, la capacité d’analyse de Paris Influ a décru avec le champagne, hips.
Y A DE L’ÉC(H)O. Gabriel Attal est aussi sorti du bois fiscal, dans une interview toute fraîche au Parisien. Le candidat de Renaissance défend une année blanche pour les prestations sociales dès 2028, la reprise de la réforme de l’assurance chômage, la poursuite de la baisse des impôts de manufacturing, un plan de départ volontaire des fonctionnaires (100 000 postes), l’inscription d’une règle d’or budgétaire dans la Structure. Tout ça pour atteindre un déficit à 3% du PIB avant 2032 et l’équilibre en… 2037.
AUTOUR DES REAIX
C’EST DANS LA BOÎTE. Si vous avez repéré des caméras aux alentours de Patrick Pouyanné et de Christine Lagarde, pas de panique, ce n’est pas Money Investigation ! Plus précisément, ce sont les équipes de la boîte de manufacturing 1827 qui tournent un documentaire de 52 minutes sur les ReAix. Cet épisode s’inscrit dans le cadre de la deuxième saison des documentaires de la assortment “La Fabrique des idées”, diffusés sur France 5.
Bientôt dans vos oreilles : Matthieu Stefani enregistre à Aix une émission de son podcast Génération Do it Your self avec Philippe Aghion (l’incontournable, vous narrait-on hier).
MIAM MIAM. Deux nouveaux venus organisent leur premier rendez-vous méridien. La DG d’Harmonie Mutuelle, Catherine Touvrey, fait venir ce midi Olivier Torrès, professeur à l’université de Montpellier, et Virginie Lasserre, directrice des affaires réglementaires de Johnson & Johnson, dans un restaurant du centre-ville. Une quinzaine de directeurs viennent les écouter disserter sur la santé des salariés et le rôle des entreprises.
Envie d’un goûter sur le même thème ? Filez écouter les DG des boîtes d’Aéma Groupe converser avec Thierry Pech, de la Fondation Terra Nova, rassemblés à 16h30 dans le parc Jourdan pour réfléchir à la présidentielle et à “quelles ruptures pour protéger les Français ?”.
Ce midi à desk encore, avec Taddeo cette fois. L’agence réunit une trentaine de patrons et communicants d’une flopée de grosses boîtes clientes — BlackRock, Axa, Coca-Cola — ou non — EDF — et des journalistes soigneusement sélectionnés pour un festin à la Petite Ferme.
RETAIX SUR COURS. Oubliée hier dans la liste de nos events secrètes : Monoprix a dévoilé jeudi soir son “nouveau chapitre” au 27, cours Mirabeau, puis dans son magasin rénové pour l’event. Paris Influ a pu zieuter le sac cadeau bariolé offert aux invités, avec un vinyle du plus bel effet. On n’arrête pas le progrès.
OÙ TABLE-RONDER
A 10h30 — L’ex-ambassadeur à Moscou Pierre Lévy, l’eurodéputée Aurore Lalucq (Place publique) ou encore Luiz Muniz, président pour l’Amérique latine de Rothschild, jaugeront sur scène l’affect et la puissance des super-entreprises par rapport aux Etats.
A 16 heures — Alexandre Bompard (Carrefour), Marc-André Kamel (Bain) et Stéphane Pallez (FDJ) expliqueront remark l’IA bouleverse les règles de la concurrence. C’est l’une des cinq tables rondes égrenées dans la journée sur l’intelligence artificielle. En même temps, notre chère collègue Océane Herrero modère un autre échange sur le phénomène de mannequin collapse des IA, avec notamment Matthieu Courtecuisse (Sia) et Thierry Derez (Covéa).
Level information : si vous ne savez pas ce qu’est un mannequin collapse, imaginez-vous à l’situation d’une journée accablé par la chaleur d’Aix, dérouté par des infos plus ou moins vraies (comme les auteurs de ces lignes), et finir par vous autodégrader.
A 18 heures — Pour savoir qui “mène vraiment la lutte contre le changement climatique”, dans l’Amphi 1, les Rencontres ont aligné une brochette d’hommes, dont Frédéric Faroche (GazelEnergie) qui opère les dernières centrales au charbon de France et quelques centrales renouvelables, ou Xavier Piechaczyk (RATP).
CARNET AIXOIS
LES PERLES. “D’abord je vais écouter Lecornu puis ensuite je vais à l’hôtel” … “Si tu m’invitations à votre soirée, je te donnerai des infos explosives”, a tenté auprès de nous un politique, un poil désespéré … “Jusqu’à maintenant on entend des candidats, mais ils ne donnent pas envie”, s’est enflammé Philippe Aghion lors de sa session … “Lecornu a fait plus qu’un discours de Premier ministre, mais pas assez pour un discours de candidat”, souffle un ex-conseiller de Matignon … “Il y a plus de monde, non ?” … “C’est quoi, ton prono pour le 7 juillet ?” (on y reviendra demain).
SPOTTED. On plaint : les consultants de Subsequent step affect, condamnés à se balader avec une casquette (made In China ?) à l’effigie de leur employeur … On apprécie : les polos blancs de l’organisation, chargés de faire le tri à l’entrée de l’espace presse (automobile oui, les dosettes de Nespresso y sont gratuites) … Hors programme : Bruno Le Maire au café La Belle époque, où il a rejoint, après le dîner de la revue L’Hémicycle, une dizaine d’anciens et actuels conseillers ministériels et une poignée de lobbyistes.
La météo est au beau fixe comme hier, mais sans petit vent pour vous rafraîchir entre deux classes … Au menu du déjeuner officiel : gare à l’indigestion de politique ! François Hollande, Yaël Braun-Pivet, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Edouard Philippe, et Raphaël Glucksmann mangent sous la même toile … A l’opéra ce soir : La Femme sans ombre de Richard Strauss (pour les néophytes, France musique est heureusement là pour vous)
MERCATO
Benjamin Moutte-Caruel, ex-vice-président de Rakuten France, devient directeur des affaires juridiques et publiques de Shein France.
Jean-Claude Gallet succède à Christian Harbulot à la tête de l’Ecole de guerre économique.
Harmonie Sala, ex-cheffe de cupboard de Laurent Saint-Martin, a rejoint depuis quelques mois la compagnie de Phalsbourg où elle est la directrice de cupboard de Philippe Journo.
Irina Pungaru est désormais directrice du cupboard d’Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi, et l’accompagne à Aix ; elle était depuis deux ans et demi conseillère presse de Yaël Braun-Pivet.
Romain Evano-Allinc prend la path du cupboard de Maxime Sauvage, adjoint au maire de Paris chargé des Sports activities.
Un grand merci à : notre éditeur Jason Wiels, Alexandre Léchenet, Pauline de Saint Remy, Anthony Lattier, Océane Herrero et à Jean-Christophe Catalon.
**Un message d’Uber : La mobilité autonome offre un potentiel considérable pour renforcer la sécurité routière et l’accès aux transports. Elle va également transformer le futur des professionnels du transport. Chez Uber, nous promouvons une approche du réseau de transport hybride où véhicules autonomes et chauffeurs co-habiteront. Cette approche permettra d’assurer fiabilité de l’offre et maintien des emplois. Certains trajets resteront encore longtemps mieux opérés par des chauffeurs. Lire le livre blanc.**












